#Humeurdujour : Thank you, Good Night & Farewell
Ce que j'aime le plus dans les festivals musicaux c'est que tu découvres des groupe de musique que tu n'aurais jamais découvert ailleurs. Soit parce que tu es trop paresseux pour aller vers d'autres styles, soit que tu es trop bourré de préjugés, ou alors que tu ignores totalement leur existence.
Puis il y a aussi dans un festival, cette atmosphere particulière, une sorte d'éléctricité dans l'air, de l'imprevu, bref de l'aventure.
Et c'est bien comme ça qu'il faut le prendre, comme une grande et superbe aventure musicale. C'est pile poil le moment pour se laisser bluffer, se prendre au jeux, et se dire qu'après tout pourquoi pas !! et c'est exactement ce que je me suis dit sur ce Kaloo Bang 2012 qui se tenait à St Denis de la Réunion à la Nordev.
Pour sa 3ème édition, le Kaloo Bang a frappé un grand coup, et s'est mis définitivement sur les traces de son grand frère le " Sakifo Festival " de St Pierre. Après le grand festival du sud, le nord a enfin le sien. Et quel grand coup, 24 heures avant le début du festival, on savait déjà que le premier jour serait déjà à guichet fermé, le concert de Sexion d'Assaut y est pour quelque chose tant ce groupe est, d'une façon que j'explique pas, très populaire sur l'île. Perso je ne suis pas fan. mais j'etait quand même et je décidais de trainer mes guiboles sur les autres scènes, à la découverte d'univers sonores, et il y en avait pour tout les goûts. Après avoir passé le gros dispositif de sécurité " qui fait passer QG de la CIA pour un entrepot désafecté ", je me suis dirigé le programme en main vers quelques mélopés de derrière les fagots.
D'Gary et son Jazz/Folk Malgache, pour commencer en douceur, ensuite un pur moment d'instant Créole avec Tikok Vellaye que j'aurai d'ailleurs ( et vous aussi - lecteur réunionnais -) l'occasion de revoir en concert trés prochainement pendant la NUIT KABAY du 20 octobre ( article à suivre). Son " Ti Somin Gran Somin " m'a transporté !!
Deux déceptions quand même avec BLK JKS et son rock sud-africains monocordes et son charisme de moules défraîchies sous un soleil d'été ... et Lo Gryo, et sa musique transe à laquelle j'ai rien compris... - Ouaai, man ! Mais tu peux pas comprendre c'est de la traaanse !! - Oui, en effet, ça doit être ça !!
et puis il reste la grosse méga claque de la journée, le kiffe musical absolu : SOLILLAQUISTS OF SOUND !!! Un groupe d'electro/hip-hop ... les mecs étaient branchés sur du 220V, tellement ça envoyait du lourd, en veux-tu en voila !! Bref une découverte, ma petite merveille de ce Kaloo Bang. Allez, parce que je suis généreux, je te fais un peu profiter du MicMac ... du bon son dans les oreilles pour les matins difficiles.
Enfin bref, revenons en au Kaloo Bang coté coulisse, en terme d'organisation franchement c'était pas trop mal sauf qu'il faudrait qu'ils soient plus decker sur les horaires, ils se sont amusé a commencer systématiquement les concert avec 30 minute de retard, alors la faute à qui aux artiste , à l'organisation, aux equipes technique ... rien à foutre... on voudrait juste ne pas poireauter comme des cons. Le second reproche c'est le battement d'1h00 entre le début de deux concerts, ce qui fait que tu ne peux pas assister ( si tu as décider de tourner sur les différentes scènes) aux concerts dans leur intégralité, et la je les renvoi à l'organisation du Sakifo Festival qui font leur ouverture des porte à 14h00 pour se donner de la marge , non pas à 18h00 !! Messieurs du Kaloo Bang, prenez-en de la graine !!
Apres ce qui était bien c'est ce système de monnaie de singe pour acheter les bières, c'était assez astucieux, et sans manipuler de la ferraille. bien joué les mecs. Du coup des bières, j'en ai pris quelques-unes ... mais en toute modération, ou presque.
Le deuxième jour à été comme un premier avec de vrais découvertes musicales comme Sandra Nkaké, Et surtout Yvan Le Bolloc'h avec " sa guitare s'appellle revient ", de mauvaise foi, je m'attendais a un gros truc de beauf, à voir Jean-Claude Convenant débarqué avec ses potes gitans et bien j'ai été agréablement surpris, c'est festif, c'est joyeux, c'est dansant, bref ça m'apprendra à être mauvaise langue.
Sans oublier ce concert d'Oussanousava, tout en émotion, les refrains repris en coeur par la salle et à la derniere note, le sentiment etrange d'avoir vécu un grand moment, et que c'est déjà fini. Le temps de regagner les navettes et rentrer en centre-ville. Il est 3h00 du matin, je marche dans les rues vides de St Denis, la tête dans les étoiles, un sourire aux lèvres et j'ai passé un pur week-end. Et j'attend avec impatience l'édittion 2013
Quand on achète un poulet en grande surface, on ne le connaît pas.
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